Mes colocs, un mail.

Je me suis fait arroser par une moufette! Miraculeusement je pense que seulement mon bike a été touché, genre la roue arrière, et peut-être mon short. J’ai toute laissé dehors, soit en avant ou en arrière, mais ça se peut que ça sente un peu dans l’entrée.
Mon bike sent très fort. C’est trop une odeur bizarre, le temps passe et la force du truc augmente exponentiellement. Ya de la sorcellerie à l’oeuvre la dedans certains.

J’espère que vous serez pas incommodées. Je suis désolé si cette situation vous affecte.

Confession : me faire arroser par une moufette est une phobie des miennes.

C’est comme si un arachnophobe vous disait qu’il avait mangé un bol de raisin bran pour déjeuner, et que vous arriviez en disant, “yo la boîte de raisin bran c’est là que je range ma collection d’araignées mortes. Esti t’as mangé mes araignées calisse.”

Quand j’ai (plus ou moins) roulé vraiment près d’elle, peut-être dessus un peu 😦 , j’ai crié comme une personne qui a vraiment très peur devant quelque chose qui fait peur.😱

(Emoji de moufette)​
J’espère qu’elle est correcte ❤️💔❤️

Alex out for the night.

Des sédiments.

Tu feel tu ça des fois avec l’université? Des fois je me sens seul dans ma déception du système d’enseignement. Je sais pas comment y naviguer sans devoir à un point en débarquer tellement c’est un voyage déplaisant. Et ça vient pas du déplaisir d’apprendre.

Des mensonges qu’on invente pour les croire.

Lire pour avancer. Pas à pas. Pas de géants. Entrechats. Pas full vite. Reculer. Bondir. Téléporter.

La géographie explorée ne cesse de surprendre. On croit parfois savoir, deviner. On se trompe souvent.

Des continents. Attrapes touristes. Des visages saisis dans un centre-ville. Avaler les kilomètres. Almalgamer les îlots qu’on a fini par connaître.

Lire pour inventer qu’on va quelque part. Rejoindre les checkpoints, les destinations. Subjectives.

 

Entendue, complète.

C’est avoir une journée de libre et la constater se meubler de surprises et de hasards doux et bizarres.

Croiser son ex et lui confier l’inavoué. Se poser sur un banc de parc, jaser âme avec une inconnue. Manger un gelato au matcha. Frôler la mort. Se réveiller d’un rêve qui chamboule.
Recueil de nouvelles? Poésie? L’un et l’autre, qu’importe. L’ensemble invite.

Résonne dans l’imaginaire ces choses que l’on avait oubliées, la nostalgie de l’inestimable retrouvé.
Maggie Roussel énonce ses fragments comme des oracles. Les mots sont clairs. Le sentiment juste. La conviction irréfutable. Nous comprenons. Nous sommes d’accord. Nous savons ce qu’il faut faire

Nous signons. Les termes du contrat se défilent. Envoutés, nous n’y voyons que du feu.

Okay.

Plus aucun retour en arrière ne saura contenir la nature;
orages, piments de la Jamaïque, papiers buvards.
Les courant importuns arrachent mes chrysanthèmes. Je vais fermer les mauvaises portes. Le thym, le trèfle, le pissenlit poussent sur mes joues.
Je me réapproprie, je tire aux cartes soiréement.