Chéri, j’ai grossi la fraise.

J’ai faim, littérairement faim. Je veux être fat de livres.
Y’a quelque chose d’érotique dans la somme des livres lus. La pile près du lit, sur les étagères, dans des cartons… Je déménage bientôt.

J’ai composé un recueil de poème. Est-ce que je devrais pas savoir un peu ce qui se passe dans les maisons avant d’envoyer? Oui, je feel que oui. J’ai envie que oui.

Fak je lis. J’ai dans l’intention de devenir tellement fat. Tu vas voir, tu me reconnaîtra même plus. Tu vas pensé que j’en suis un autre. Que je m’appelle Esteban ou quelque chose. Bin non ça va être moi. Tu vas capoté. Je vas être beau là, mais beau, t’as pas idée.
100 livres de plus par année.
102 livres. 100 c’est un chiffre trop whack.

 

Tour est / Tour ouest.

La pluie tambourine contre la baie; des pas feutrés, la clameur de voix plus loin. Un écho. Des plafonds extraordinaires.

Il fait tempête dehors. Il a si souvent fait orage en moi.
Aujourd’hui se sentir à l’abri.

La pluie ruisselle. Les voitures passent. Un ascenseur quelque part.
Je suis bien. J’aime.

Risque d’illusion.

Souhaite être impeccable.

En ce moment il n’y a pas d’âme. C’est correct. Le travail actuel sert à l’âme.

Même si c’est tough,  même si dehors des fois c’est fucking laid, tu peux le faire.

Dormir ça aide.

No quick fix.

Ça va pas pire. Je travaille fort en estine. C’est tough par bout, mais je sais que je vise à la bonne place. Le tout c’est de rester concentré, de rester motivé, de me faire confiance même quand que je doute.
C’est tough faire confiance quand on doute.

For the Ghouls.

I went to the hidden bench where we sat on our date. We had walked there by a cold night.

It was sweet and simple. I remember. Sometime we were silent. It became clear it was alright to not fill every second of our time together with words that weren’t the best of our words, the prettiest of our thoughts. I felt okay next to you. I felt safe.

Only me held myself from telling you this right away, like it is something you’re not suppose to say.

In a world where I would have been more confident, I would have looked at you – no hesitation – I would have held you in my arms.

I would have said “Can we stay like that a little longer? Can I take you home?
Your mind, your body, your are beautiful. It’s okay if you don’t want to. I wouldn’t think less of you.”

Later when we had resumed our walk, at one point, we stopped for no apparent reason on a corner. We stayed there a while.

It gave me a vertigo to stand so close to you.

What if we had let each other to follow the paths we would have felt like following together? That night. What if.
I guess, that’s what we did. We’ve been doing just that. We now stand exactly where we granted each other’s permission to stand. It doesn’t go so accordingly to the lie though.

Otherwise we would have worked things differently.
I hope you’re well. I don’t really know you, I didn’t get that chance, but I mean to say that I care for you.
It’s a thing I’ve got to offer, care, to care for those I encounter even if the relationship becomes dull, ackward, unrequited, done… To still care. In the light of the brief moment of sweetness we spent together, isn’t it the only response to give?

I hope you are well,

Yours truly

Spring Spleen.

J’ai relu mon journal intime aujourd’hui. Fascinante l’urgence bouillante dans laquelle mes itérations du printemps 2012, de l’hiver 2013 ou de l’automne 2015 sont plongées.
Ces histoires, ces émotions, ces situations semblent lointaines. Tout cet encre est derrière moi et pourtant à ma relecture je capte un peu de mes confusions. Quelques murmures venimeux, quelques frustrations oubliées. Je redécouvre des anecdotes disparues de ma mémoire. Je relis avec délice quelques mots d’encouragement que je me suis offert.

OMD comme ce passage qui date d’une période éprouvante. “Je t’aime Alex-Chou. Tiens bon. Retourne vers toi-même toute l’attention que tu as envie d’offrir aux déceptions amoureuses dans ta vie. Tu es la constante solide et sexy qui reste après chacune de ces histoires. Je t’aime. Je t’aime tellement.”

À quel points peut-on véritablement s’inquiéter sur son passé. À quel point puis-je prendre en horreur mes erreurs, mes faux-pas, mes manquements, mes regrets. À quel point puis-je voir les verres à moitié vide lorsque je me redécouvre si apte à prendre soins de moi et à essayer de faire mieux les fois suivantes?
J’ai confiance. J’ai à nouveau confiance.

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